Idéogramme de Taiji Quan

Présentation de cet art bi-centenaire

Dacheng chuan – La force de la détente

Me Guo Guizi

 

Les sept domaines

Le Dacheng Chuan (D.C.C.) a fait depuis quelques années en France, beaucoup d'adeptes. Cette méthode créée par maître Wang Xian Zhai (1885-1963) est la quintessence de toutes les écoles de boxe chinoise. D'apparence simple, c'est un travail d'une grande complexité, qui est organisé autour de sept domaines qui sont :

- la posture de l'arbre (posture de renforcement de la santé, posture pour le combat),

- l'essai de force,

- la marche,

- l'essai de son,

- la sortie de force,

- les poussées de main.

- la pratique du combat, avec ou sans armes.

Forme de santé/ Forme martiale

Il faut préciser que pour cette méthode, le travail concernant la santé peut s'apprendre assez facilement. Par contre, pour entrer dans la forme martiale il faut vraiment utiliser les bons outils. C'est une transformation évolutive de l’individu qui doit jaillir de « l'intérieur » afin d'imprégner l'entité corps-esprit. Sans une authentique métamorphose interne la pratique restera superficielle. Dans les arts dits « internes D.C.C. est comment faire sortir cette force, cette énergie. Le chemin pour accéder à cela demande beaucoup de patience, d'endurance et de réflexion.

Il faut aussi avoir un professeur compétent qui puisse nous guider. J'ai la chance d'étudier avec maître Guo Guizhi depuis plusieurs années, cet adepte né en 1933 est considéré actuellement par ses pairs comme un expert de très haut niveau. Il a étudié sous la direction de Yao Zongxun pendant près de vingt ans, ce dernier connu pour sa puissance redoutable, était un élève du fondateur.

Maître Guo Gui Zhi

Ce travail de recherche sur le D.C.C. ne serait pas possible sans l'aide et l'expérience de maître Guo Guizhi ( photos) . Son haut niveau et son talent lui permettent de démontrer tous les véritables aspects de cet art. Sa pédagogie très structurée nous permet de progresser à l'occasion de nombreux stages qu'il a animés en France. C'est ici qu'il a présenté pour la première fois le travail de base du D.C.C. qui se nomme Song-Jin que l'on peut traduire par « détente - tension » ou « relâchement - ouverture. »

Le Song-Jin

Dans une posture choisie, il s'agit de bouger en avant et en arrière, puis à gauche et à droite et enfin en haut et en bas. Les mains sont comme fixées, ce sont les pieds qui sont à l'origine des mouvements. Je pousse « quelque chose » mon corps recule- à l'extrémité de ce mouvement je serre mes tendons qui créent un retour par une force élastique.

Les moments de détente et de tension ouverture du corps entier vont potentialiser chez le pratiquant une force d'un nouveau type. Le Song-Jin constitue la base de toutes les étapes suivantes du D.C-C.

Sans Song-Jin pas de Shili (essai de force) sans Shili pas de Fali (sortie de force) et sans le Fali le combat n'est pas envisageable. Il faut être très attentif aux mouvements directionnels, si l'on va devant, c'est vraiment devant; même chose pour les autres directions. C'est un travail très subtil, on n'utilise pas la force classique.

C'est pour cela que la détente est très importante, c'est une clé pour générer tous les déplacements. Ceux-ci sont aussi le résultat d'une harmonie entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Ce dernier (nos sensations, perceptions, décisions et conscience intérieure) change constamment et se fond dans l'espace et le temps.

A chaque instant, dans la posture, nous devrions fondre notre Ego dans l'unité de l'espace-temps et accepter que nous ne soyons qu'une partie de l'ensemble universel. Pour conclure, on peut dire qu'il y a six niveaux dans le Song-Jin, c'est à la sixième étape que la puissance peut s'utiliser à l'extérieur, cela s'appelle « toucher la force » (Mojin). Il y a en tout dix-huit forces à actualiser.

C'est à ce moment-là que l'on peut travailler avec l'environnement. Cet exposé bien sûr n'est pas complet, il est impossible de décrire un sujet aussi vaste, j'espère que ce bref aperçu sur le travail de base du D.C.C. éclaircira le chemin de nombreux pratiquants.

Article et crédit photos : Pascal PROCYK

Photos du Maitre

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La pratique régulière du Taichi chuan améliore la posture, aide à se détendre et à mieux gérer le stress.

Cette discipline douce permet de retrouver la forme en douceur, de gainer les articulations, de trouver une souplesse globale, mais aussi une meilleure concentration et une plus grande résistance à l’effort.

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Un art martial pour bien vieillir ?

Le Taichi chuan est une discipline physique et mentale capable d’aider les seniors à affronter sereinement l’assaut du temps.

Considérée comme le secret de la longévité des Chinois, cette pratique est connue par ses multiples bienfaits sur la santé.

D’où l’importance des exercices de Taichi chuan pour maintenir sain un corps qui change.

TAIJI QUAN — UN SPORT DE VIEUX !

Voir l'article Taichi chuan pour personnes âgées

Certaines personnes découvrant nos cours posent cette question :

« Le TaiJi Quan, c'est un sport de vieux, Non ? »

Là une double question se pose : premièrement le TaiJi Quan est-il un sport ?

Et ensuite, le TaiJi Quan est-il une activité de « vieux » ?

Question annexe : vieux, c’est quoi ? On commence quand ?

 

Une chose après l’autre...